Cameroun-Massacre de Kumba : Messanga Nyamding accuse faucons du régime Biya

Messanga Nyamding

Le politologue pense que ces derniers tirent des ficelles pour faire perdurer la crise.

Les habitants de Kumba sont encore sous le choc. L’Union africaine se dit « horrifiée ». Les États-Unis appellent à la fin des violences.

Les condamnations se succèdent, depuis l’annonce, le 24 octobre, de l’assassinat de huit élèves dans une école privée de Kumba, région du Sud-ouest.

L’heure est désormais à la recherche des solutions efficaces à cette crise sécuritaire qui s’est muée en conflit fratricide, causant selon les ONG, 3000 morts et plus de 700.000 déplacés.

Pascal Messanga Nyamding était l’un des invités de l’émission Club d’Elites hier dimanche 25 octobre sur Vision 4.

Sur le plateau de cette télévision privée basée à Yaoundé, le politologue s’est montré très favorable à la prise des mesures d’apaisement face à cette crise qui dure depuis 2016. « Il faut écouter les anglophones. Ils ont demandé si on ne pouvait pas libérer certains prisonniers comme Mancho Bibixy ou encore Ayuk Tabe. Pourquoi pas, qu’est-ce que ça fait si ça peut apporter la paix », a plaidé le membre titulaire du comité central du RDPC. Avant de regretter que sa plaidoirie risque ne pas prospérer à cause« des faucons qui durcissent les choses».

Par ailleurs, le politologue a milité en faveur des efforts conjugués. Une solution concertée avec les autres partis et la société civile. « Tout en félicitant le gouvernement qui dialogue, mais qui doit pérenniser le dialogue en convoquant aussi la société civile, les partis politiques de l’opposition. Le RDPC et le gouvernement seuls ne peuvent pas régler ce problème», a-t-il déclaré.

Vague d’indignation dans le pays après le massacre de 8 enfants dans un établissement scolaire de la ville de Kumba. Les images atroces du massacre circulent encore sur les réseaux sociaux rappelant, la sanglante journée du samedi 24 octobre 2020.

Des hommes armes non identifies ont fait irruption dans un établissement scolaire, dans la ville Kumba, région du Sud-ouest. Les assaillants ont ouvert le feu sur des élèves atteignant certains a bout portant. Le bilan fait état de 8 morts, selon le gouvernement, qui se dit choqué et profondément indigné par cet acte.