L’avocat inscrit au barreau de Paris, invite le peuple ne pas tomber dans le piège du théorème de Pasqua, le fait de  susciter une affaire dans l'affaire jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien. NON à distraction, « Même s'il faut refaire une autre prison, Maurice Kamto doit annoncer la date des nouvelles manifestations », note le juriste

Voici son texte intégral

NE TOMBEZ PAS SOUS LA MANIPULATION DE L'ARRESTATION DE MAURICE KAMTO.

Le régime de Yaoundé est en train de réussir son coup: focaliser l'attention des camerounais sur le sort de Maurice Kamto après qu'on a réussi à relativiser les arrestations des manifestants et des cadres du MRC dont Alain Fogue et Olivier Bibou Nissack.

Personne ne peut mettre la main sur Maurice Kamto sous peine du déclenchement d'une avalanche de sanctions à l'international des pontes de ce régime, de leurs familles et avoirs.

D'ailleurs la Banque de France a déjà bloqué de nombreux comptes de ces derniers en France.

Le mot d'ordre arrêté par le peuple est : " BIYA DOIT PARTIR".

C'est ce mot d'ordre qui reste d'actualité et le peuple camerounais attend la nouvelle date des manifestations.

Évitez de tomber dans le piège du théorème de Pasqua, ancien ministre français de l'intérieur qui disait que :

" Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l'affaire, et si possible, une autre, ainsi de suite et à la fin personne n'y comprend plus rien".

Je suggère d'ailleurs à Maurice KAMTO, le leader politique de la nation et du peuple camerounais de continuer comme il a commencé.

"Si l'heure est venue, elle est venue".

S'il recule en ce moment ce pouvoir aura pris le dessus.

Surtout qu'il ferme les oreilles à tous ces conseillers de l'ombre envoyés sournoisement par le régime pour le tuer politiquement.

Le peuple camerounais a besoin d'un preux chevalier, un homme d'Etat courageux, prêt au sacrifice.

Si le General De Gaulle avait respecté le pouvoir de Vichy, et tous ceux qui l'appelaient à modérer, la France n'aurait jamais été libérée.

Si Mandela avait accepté de jouer les modérés, l' apartheid ne serait pas fini.

Même s'il faut refaire une autre prison, Maurice KAMTO doit annoncer la date des nouvelles manifestations.

Qu'il lance une nouvelle date, le peuple suivra.

Il a seul cette légitimité.

Le 22 septembre a été un succès.

Au Mali, au Burkina Faso, au Soydan, en Algérie, les premières manifestations n'ont pas créée autant de psychose que ce qui s'est passé au Cameroun.

PAUL BIYA DOIT PARTIR.

Redigé par: Yann Vlad Atanga

Proposer un article: +237 699 73 98 60

Articles du même auteur