Alors que le Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachi, annonce le pic de la pandémie de covid-19 d'ici la mi-juin, le gouvernement lui signe et persiste sur la reprise des classes, pourtant le pays a atteint la barre de plus de 5000 cas déclarés positif.

Longtemps que les partis politiques, la société civile et même les ONG attirent l'attention de notre gouvernement sur la progression de la pandémie de Coronavirus dans le pays. Une progression qui a connu une accélération fulgurante avec l'assouplissement des 19 mesures édictées par le Premier Ministre, Joseph Dion Ngute pour des raisons économiques évidentes, semble t-il.

Mais tout simplement que le constat qui se dégage malgré la distribution les seaux, du savon, du gel hydro alcoolique et des caches- nez, est que la pratique des mesures dites barrières n'ont pas arrêté cette évolution.

Au nombre de plus de 5000 cas déclarés à ce jour, nous notons que 15000 cas suspects seulement ont été testé. Alors qu'une franche majorité des personnes disséminées à travers les villages et les villes n'ont pas encore été dépistées. D'où il y'a du souci à se faire, pour cause la pandémie évolue silencieusement.

Il y'a quelques jours, les enseignants par leurs syndicats ont saisi les autorités pour poser certaines conditions sans lesquelles ils boycotteraient la rentrée ainsi annoncé pour le 1er juin 2020. Ils ont été suivis dans leur mot d'ordre de grève par les évêques du Littoral qui ont décidé de reporter cette rentrée scolaire de deux semaines à compté du 1er juin pour laissez-passer le pic de la maladie.

Une note d'information de Monseigneur Kleda circule à ce sujet au motif que cette décision se justifie par la progression rapide de la pandémie. Un risque que les écoles et collèges confessionnels ne sauraient prendre, selon le prélat

Reste maintenant la responsabilité de chaque parent qui devra décider d'envoyer ses enfants à l'école ou pas. La mesure efficace étant le dépistage précoce dans les quartiers, les villes et les villages, et la prise en charge rapide de chaque cas.

D'ici à là, le gouvernement Camerounais joue à la roulette russe avec la santé des populations en envoyant les élèves et les enseignants à l'abattoir avec l'éventualité de contaminer des familles entières.

Nous voulons ici pour l'instant dire toute nos craintes et appeler le gouvernement à plus de responsabilité.

Redigé par: Jacques NDO

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