Dans une chronique signée sur la CRTV Radio le 3 août 2020, le directeur central en charge du suivi éditorial de l’office public de radiodiffusion dézingue ceux qui critiquent le fonctionnement des institutions en cette période de COVID-19.

Adèle Mballa fustige des acteurs de la distraction qui éloignent les Camerounais des urgences de l’heure.

«De la distraction et de la confusion. Des manipulations en passe de devenir le sport médiatique national. Des experts communicants fabriquant du prêt à penser… Ils prospèrent en cette saison. Des bonimenteurs qui enflamment l’Internet et les plateaux de télévision à longueur de journée. Ils diffusent ainsi le poison mental, créent des écrans de fumée pour aveugler l’opinion et détourner l’attention du peuple des urgences du moment vers leur lubie et leurs ambitions personnelles», tance la journaliste.

«Pendant que la pandémie du COVID décime l’humanité, poursuit l’éditorialiste, et que les nations du monde sont arc-boutées comme le Cameroun, à rechercher des solutions de survie, pendant que l’économie nationale menace de s’effondrer, que le patronat et le gouvernement s’échinent à éviter la catastrophe annoncée, un silence assourdissant hante les QG de ces partis d’opposition fantômes. Aucune proposition constructive, aucune lumière. Mais de ce magma ténébreux, émanent des éructations qui embrassent la médiasphère et embarrassent la nation tout entière (…) Des élucubrations qui jettent un doute déstabilisateur sur les politiques publiques et l’activité gouvernementale».

Notre consœur affirme que pendant que «le peuple salue la maestria avec laquelle le Président de la République gère cette grave pandémie internationale, relayé par le Premier Ministre, Chef du gouvernement et par les ministres concernés, dont le ministre de la Santé Publique, en pointe de l’assaut, il émane de ces ténèbres, des gargarismes pour détourner l’attention nationale vers de prétendus détournements, diffamation et calomnie, nés des esprits embrumés par la cupidité».

Elle dénonce aussi «des inventions toxiques et virales qui annoncent un pseudo succession de gré à gré à la tête de l’Etat. Un néologisme sorti tout droit de l’ignorance atavique de ces soi-disant hommes d’Etat. Distraction et opium créés pour endormir le peuple et nous détourner des urgences de l’heure».

Adèle Mballa conclut sa chronique en indiquant qu’au Cameroun, après Dieu, le maître du temps, c’est Paul Biya, qui a lancé la guerre contre le COVID-19. «Les esprits chagrins souffriront d’entendre encore un peu que le seul maître à bord sonne le temps de ce nouveau gouvernement tant espéré comme si tous y seront».

 

Cameroun-Info.Net

Redigé par: Eric Adjouda.

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