Cameroun : Un journaliste propose l’évacuation des civils pour lancer une « opération insecticide au NOSO »

Sismondi Barlev Bidjocka - Journaliste
L’immense majorité des camerounais est inconsolable, face aux atrocités terroristes des séparatistes mises sur scène samedi à Kumba dans la région du Sud-Ouest. Pour ces citoyens, le seuil du mal franchi, le Rubicon est atteint, il est urgent de faire quelque chose pour arrêter la saignée.

Alors que certains comme le Pr Pascal MESSANGA NYAMDING (RDPC) militent pour plus d’ouverture et d’inclusion dans les négociations et dialogue, d’autres comme l’Honorable Cabral Libii (PCRN) sont favorables au passage à la « vitesse supérieure » dans la démonstration de la force de l’Etat, qui ne doit en aucun cas faiblir face au terrorisme. Entre ces deux principaux camps, le journaliste Sismondi Barlèv Bidjocka choisit le sien et met le pied dans la fourmilière. « il faut évacuer les populations civiles et lancer l'OPÉRATION INSECTICIDE au NOSO. Les pleurs ne servent à rien ! », Écrit-il sur sa page Facebook.

il faut évacuer les populations civiles et lancer l'OPÉRATION INSECTICIDE au NOSO. Les pleurs ne servent à rien !

Publiée par Barlev Sismondi Bidjocka sur Dimanche 25 octobre 2020

Enragé jusqu’aux tripes, l’annonce de l’arrestation d’un de ces massacres est bien loin de faire chuter son adrénaline. « Ils ont été arrêtés et puis ? Qu'on nous laisse un peu ça Dion. Il va lire l'heure et les enfants vont ressusciter ? Après lui et ses complices d'autres viendront encore tuer on va les arrêter et les exploiter. C'est comme ça à chaque fois. C'est quel laxisme ça. Même le pays qui a l'armée la plus faible au monde ne peut pas se mettre autant à genoux devant quelques petits bandits décidés de traîner tout un État dans la boue. Qu'on arrête un peu de craindre cette CPI et qu'on prenne des mesures qui s'imposent pour protéger les camerounais », a-t-il exigé.

Ils ont été arrêtés et puis ? Qu'on nous laisse un peu ça Dion. Il va lire l'heure et les enfants vont ressusciter ?...

Publiée par Barlev Sismondi Bidjocka sur Dimanche 25 octobre 2020

Depuis près de quatre ans, les Cameroun fait face à une crise exactions des milices séparatistes dans ses régions anglophones. Malgré la batterie de mesures prises par les pouvoirs publics, un calme définitif n’est toujours pas de retour. Alors que le pays tout entier se félicitait de l’effectivité de la rentrée scolaire 2020-2021 dans l’ensemble des dix régions, ce 24 octobre, les séparatistes ont entrepris d’assassiner l’école en ouvrant sur les écoliers. Six morts et treize blessés, les pauvres innocents ont payé le prix.