Auto-developpement local decentralise a Bafou: Une crise d’égoïsme et/ou de leadership risque pénaliser le développement de Fokamezo

Le lancement officiel d’un projet de 46 000 000 Fcfa vient d’être reporté à une date ultérieure, à cause "d’incompréhensions" qui cachent mal les ambitions inavouées de certains.

Le mercredi 13 décembre 2017, les populations et tous les notables du village Fokamezo dans le groupement Bafou, arrondissement de Nkong-Ni, auraient dû être en fête. Ils s’y attendaient d’ailleurs presque. Le prétexte de cette journée festive devait être le lancement officiel du "Projet d’Amélioration des conditions d’accès à l’eau potable et à l’assainissement du village Fokamezo."

Selon le programme arrêté, tout devait même se dérouler en présence du préfet du département de la Menoua, accompagné de sa suite, du sous-préfet de l’arrondissement de Nkong-Ni, du maire de la commune de Nkong-Zem et des autorités sectorielles compétentes.

Seulement, comme l’a souligné Fo’o Ntsalah Dr Pierre-Marie Métangmo, président de l’association TOCKEM, dans le point de presse qu’il a donné plus tard, voir en encadré, « on a été victime d’incompréhensions… ». Et ces incompréhensions ont fait que la cérémonie soit reportée à une date ultérieure.

A la demande de la commune de Nkong-Zem, ce projet est une autre action de l’association camerounaise TOCKEM, avec le concours technico-financier de son interface en France, l’association ELANS.

D’une durée de douze mois, ce projet devait avoir pour objectif ultime d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations du village. Après deux années d’études de préfaisabilité technique et de recherche de financements, les problématiques d’eau, d’assainissement, d’hygiène, de santé et d’environnement auraient fatalement été touchés par l’ensemble des activités à mener.

Plus spécifiquement, ces objectifs initiaux étaient de : faciliter l’accès des populations à l’eau potable, palier au manque d’organisation actuel dans la gestion des ouvrages d’adduction d’eau, améliorer les conditions et pratiques d’hygiène et d’assainissement dans des écoles.

Un projet était sensé bénéficier à environ 3 500 personnes dans tout le village.

En espérant que les parties reviennent à de meilleurs sentiments, et que la cérémonie de ce jour revienne à nouveau dans les agendas, les activités à réaliser sur le terrain, au profit des populations de Fokamezo s’articuleront en quatre grands axes : la réhabilitation du réseau d’adduction d’eau potable ; la construction d’un bloc de six latrines au lycée technique, et de six autres à l’école publique de Kamnick ; la mise en place d’un système de gestion du réservoir d’eau ; la sensibilisation des établissements scolaires, ainsi que des associations de parents d’élèves et d’enseignants, aux mesures d’hygiène et de conservation de l’eau.

A la réception des travaux, la partie "Eau" du projet était appelé à bénéficier directement à trois mille cinq cents (3 500) personnes, réparties dans trois établissements scolaires et un centre de santé. L’autre partie, "l’Assainissement", envisageait impacter le quotidien de mille quatre cents (1 400) élèves fréquentant trois établissements scolaires.

Le coût prévisionnel total de cet investissement a été chiffré à quarante-six millions (46 000 000 Fcfa). En valeurs relatives, l’apport de la commune a été chiffré à quinze pour cent (15%). La participation extérieure venue de la commune de Roncq en France s’est élevée à cinq pour cent (5%). La subvention sollicitée et obtenue de l’Agence de l’eau Artois-Picardie a représenté le reste, soit quatre-vingts pour cent (80%).