Cameroun-Appel à des manifestations : D’un ton ferme, Maurice Kamto répond aux menaces d'Atanga Nji

Maurice Kamto

Maurice Kamto ne compte pas céder aux intimidations de Paul Atanga Nji, qui a menacé de le faire de nouveau arrêter.

En effet, Paul Biya, le chef de l’Etat, a signé hier lundi 7 septembre 2020, un décret portant convocation des collèges électoraux en vue de la toute première élection des Conseillers régionaux au Cameroun.

Immédiatement, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, a enchaîné avec une conférence  de presse, à l’effet de parler de l’organisation de ces élections régionales, que certains partis politiques ont boycotté, et surtout les menace de Maurice Kamto de faire partir Paul Biya du pouvoir par des manifestation géantes.

«Je tiens une fois de plus à rappeler que l’Administration territoriale est chargé du maintien de l’ordre, de la protection des personnes et de leurs biens, de l’encadrement des activités des partis politiques, des ONG, entre autres. Aucun écart de comportement ne sera toléré de quelque parti politique que ce soit et de qui que ce soit ». a averti le super chef de terre, face aux hommes et femmes de médias.

Suffisant donc pour comprendre qu’il s’agit là d’un message clair  envoyé au leader du MRC, qui a tendu la main aux partis politiques, aux mouvements associatifs et syndicaux, à la Diaspora, aux intellectuels et à la société civile, pour faire un front commun qui va empêcher Paul Biya d’organiser les élections régionales avant la reforme consensuelle du système électorale et la résolution de la crise anglophone.

Juste après la convocation du corps électoral, le MRC a suspendu sa participation aux débats radios et télévisés, annonçant dans la foulée de gigantesques manifestations à partir du 22 septembre 2020.

Olivier Bibou Nissack, 1er conseillé et porte-parole de Maurice Kamto, a laissé de façon laconique un message ferme sur les réseaux sociaux. « Paul Biya doit partir », a-t-il posté, avant d’insister sur la date de lancement des manifestations pour chasser le locataire du palais d'Etoudi.

«Pour ceux qui en doutaient encore, la convocation du corps électoral en vue des élections régionales marque l’étendue du mépris de Paul Biya pour le Cameroun et le peuple camerounais. Ce mépris n’a d’égal que l’indifférence face à la souffrance et la mort qui sont devenus le quotidien des populations du NoSo et le sacrifice des jeunes soldats qui ont choisi de servir le drapeau.» a déploré Bobou Nissack.