Cameroun : Célestin Djamen à Dieudonné Essomba « ressaisit-toi pygmée et reviens dans le Monde des hommes civilisés »

Celestin Djamen

L’engagement de Maurice Kamto en politique n’avait jamais autant défrayé la chronique comme c’est le cas aujourd’hui. Une certaine opinion s’est résolument engagée à discréditer l’image du Mouvement pour la reconnaissance du Cameroun (Mrc) en accusant son leader d’avoir constitué un parti bamiléké, donc ethno –régionaliste

On voit des intellectuels réputés parfois crédibles comme Dieudonné Essomba, se livrés à ce exercice ignoble, alors qu’ils devraient plutôt décrier ce repli identitaire.

237actu.com propose ci-dessous une réaction croisée Dieudonné Essomba-Celestin Djamen

CELESTIN NJAMEN, NOUVEAU « DON QUICHOTTE » DE KAMTO ?

Très certainement irrité par l’incapacité de la meute Facebook du MRC de me fermer la bouche devant leur mascotte tribale KAMTO, le nommé Célestin Ndajmen a franchi le pas en abandonnant le SDF, parti à vocation nationale, pour venir jouer un rôle à sa mesure : combattre les moulins à vent.

Depuis qu’il s’est donné cette nouvelle mission, il n’a de cesse de multiplier les posts à mon encontre, notamment pour mettre en évidence ma haine du Bamileke. On est dès lors en droit de s’étonner qu’un transfuge aussi médiatique d’un grand parti perde son temps à s’attaquer à un individu qui n’est pas candidat, ni membre d’un parti politique.

A moins évidemment que je ne sois perçu comme un élement perturbateur de leur stratégie ! La démarche de NJAMEN est propre à l’homme, à commencer par le niveau du langage : une phraséologie scatolaire, où les mots « dégoût », « déchets », «puants », « nausées » tous à l’excrément émaille le discours ampoulé.

Nous allons tous aux toilettes, c’est le destin commun de l’Humanité. Mais lorsque nous en sortons, nous mettons une distance entre cette intimité et notre vécu public. On n’a pas l’impression que le sieur NJAMEN conserve cette distance, puisqu’il voit les excréments partout, les sent partout, les hume partout. Il conserve une étrange proximité avec l’excrément. Mais plus fondamentalement, ce monsier confirme que j’ai vu juste en refusant la peur du discours tribal et des accsuations de tribalisme.

Il est assez curieux que des gens qui marchent avec le tribalisme balafré sur le front, comme une marque maudite, connus comme tels dans le monde entier, et pour qui le terme « « ethnofascisme » a été inventé, se paient le luxe d’accuser compulsivement les autres de tribalisme. Il est absolument hallucinant que les seules personnes qui ont dressé des hiérarchies entre les Communautés camerounaises, qui ont opposé la tribu « honnête, travailleuse, compétente » aux autres tribus « fainéantes, jouisseuses, et qui ne peuvent passer un concours que par la grâce de l’équilibre régional », soient justement ceux-là qui voient le tribalisme partout chez les autres, eux seuls étant préservés !

La meute Bamileke qui se réclament de Kamto et dont le sieur NDJAMEN vient de prendre le commandement peut-elle citer un seul le groupe tribal dans le monde entier qui, à la moindre évocation de leur gourou, surgit en une masse compacte et aboyante, les babines retroussées, les crocs dégoulinant de bave, les yeux injectés de sang, se relayant, mâles et femelles ?

Ils ont déjà vu ça où ? On dirait qu’ils sont radicalement incapables d’échapper à leur grégarisme ! Je vais leur dire une fois pour toutes, à la face, que nous sommes dans le champ politique et ce champ ne fonctionne pas avec le marchandage des petits commerçants de Mokolo. Dès que ceux-ci voient un client, ils font une promotion agressive de leurs bibelots, et s’agacent chaque fois que le client essaie de l’examiner. Et si le client persiste, ils l’insultent et disparaissent.

Ce sont ces techniques qu’ils ont voulu appliquer avec leur mascotte : faire accepter à tout prix Kamto comme un grand homme politique, en s’interdisant de l’examiner, sous peine d’accusation d’anti-Bamilekisme ou de traitrise si on est Bamileke.

Ils ont passé leur temps à mentir aux Camerounais et à se mentir à eux-mêmes, au moment où il fallait se consacrer à un programme politique attractif. Assurés de l’efficacité de leur stratégie, ils se sont appuyés sur 3 présupposés totalement faux qui transparaissent clairement dane leurs comportement et leurs discours:

-LE PRESUPPOSE DE LA ROTATION DU POUVOIR : après Ahidjo le Fulbé et Biya le Beti, cela ne pouvait être que Kamto le Bamileke. Dès lors, ils n’arrivaient plus à dormir tant que Biya ne leur cédait pas leur dû, accusant les Betis de jouer un mauvais jeu et trahissant une impatience particulièrement agressive.

Et si les Betis étaient au coeur de cette haine folle, les autres n’étaient pas préservés. C’est ainsi que tous ceux qui ne se sont pas alignés derrière leur gourou ont immédiatement été accusés de lutter contre les Bamileke et de vouloir détourner leur tour. Même les opposants authentiques n’ont pas échappé à cette accusation.

Mais qu’est-ce que les tours viennent faire ici ? Ahidjo et Biya a été choisis par les Blancs qui n’ont rien demandé à personne. Et ces deux Présidents ont joué le rôle de garde-chiourmes zélés des intérêts de leur maître. Depuis quand les Camerounais se sont réunis pour exclure tel ou tel ? D’où vient ce procès qu’on fait aux Camerounais d’exclure un Bamileke du pouvoir ? Ils ont déjà choisi qui ?

-LE PRESUPPOSE DE LA PUISSANCE DEMOGRAPHIQUE : gorgés des mensonges alimentés par leurs sectes, ils se sont convaincu que la Communauté Bamileke représentait plus de 40%, voire 50% de la population camerounaise, et qu’il leur suffisait de s’entendre pour s’emparer du pouvoir d’Etat. Cette thèse a été popularisée par des activistes qui ont réussi à abuser de la naïveté de quelques rêveurs de l’hégémonie tribale, au mépris de la réalité. Les Bamileke représentent un peu moins de 16% des Camerounais, chiffre confirmé par toutes les données ethnologiques et surtout entériné par les élections de 1992 qui avaient été un bras de fer tribal. C’est un chiffre suffisant pour jouer les arbitres, mais trop insuffisant pour s’y appuyer dans le cadre d’une stratégie de conquête tribale du pouvoir.

-LE PRESUPPOSE DE LA PUISSANCE ECONOMIQUE : une grande visibilité des hommes d’affaires Bamileke leur a donné la malheureuse illusion que c’est eux qui tenaient l’Economie, certains n’hésitant à réclamer le pouvoir d’Etat, suivant la logique : « les gens qui tiennent l’Economie tiennent aussi le pouvoir ». Quelle économie les Bamileke détiennent ? C’est de la blague pure ! L’Economie du Cameroun tient sur deux variables : les devises qui permettent d’acheter tout à l’extérieur et qui proviennent du pétrole, du bois, du cacao, du café, du coton. Pas de devises, pas d’économie !

Ensuite, le budget composé de 50% des recettes fiscales payées pour 85% par les capitaux étrangers, de 25% de douane et de 25% de pétrole. Les Bamileke tiennent quel rôle-là, en dehors de celui d’alimenter les réseaux de pouvoir auxquels ils sont liés ? Voilà la réalité. Je comprends bien qu’ayant dissipé ce nuage de mensonges et d’illusions qu’ils ont tissé dans leur stratégie idiote, ces révelations soient un choc. Mais il s’agit des faits qu’il fallait dévoiler pour intaurer des relations très saines et mener un débat politique correct.

Le MRC a échoué parce qu’il a été infecté par une vermine tribalisée qui a cru à ses illusions au lieu de se consacrer à l’essentiel, à savoir un programme attractif. Je ne suis pas candidat aux élections présidentielles, et si je soutiens OSIH, ce n’est pas dans le cadre du SDF, mais comme une personnalité de la société civile. J’estime que ses idées sont les plus approriées pour le Cameroun actuel, au moment même où je vois en Kamto un opportuniste et un imposteur. Maintenant, ils peuvent assimiler mon attitude au tribalisme anti-Bamileke, c’est leur affaire. Il y a des Camerounais qui détestent les Bamileke, intrinsèquement et viscéralement et ne se privent pas de le manifester haut et fort. Ils leur ont fait quoi ? Rien ! Si je détestais les Bamileke, je le dirais.

Et ils me feraient quoi ? Rien ! Mais je ne fais pas partie de ceux qui aiment les gens ni de ceux qui détestent les gens. Je les juge tels qu’ils se présentent devant mes yeux, sans état d’âme et sans complaisance. Ils sont venus me provoquer comme une meute tribale, je leur réponds avec des arguments appropriés aux meutes tribales. Et qu’aucun ne s’imagine qu’on va les laisser faire !

Cette vermine qui a cru qu’on pouvait gagner le pouvoir sur tapis vert s’est engagé dans une logique de provocation et de haine, mais elle en aura pour leur frais ! Nous n’en sommes qu’au début et ils se plaignent déjà ? Leur délire victimaire n’attirera aucune pitié, ni aucune considération ! Qu’ils se préparent à la frappe, un point c’est tout ! Maintenant, ils peuventy écrire sur toutes les feuilles des arbres du monde entier que Dieudonné ESSOMBA déteste les Bamileke : on verra bien, si c’est cela qui va m’empêcher de les frapper !

Dieudonné ESSOMBA

 

M. ESSOMBA en vous lisant j'ai eu un rictus inhabituel du fait de l'insipidité de vos élucubrations.

Vous écrivez comme un cochon en distillant par ci des confusions qui finalement risquent de nous provoquer des contusions cérébrales.

Vous écrivez scatolaire au lieu de scatologique, très curieux pour quelqu'un qui a choisi de rester dans les excréments et qui semble bien s'y connaître en la matière.

Ayant reçu un coup de sagaie dans le cou et oubliant les douleurs qui le parcourent, le taureau hurle de douleur, il saute, se rue et se secoue sur le sol, n'en aggravant que davantage sa plaie ... vous y êtes monsieur, vous ignorez complètement que vous avez atteint le fond mais comme la bêtise insiste toujours vous creusez encore.

Vous éructez comme une tapette et vous vous émoustillez comme une vierge lorsque votre lugubre tribalisme vous ai renvoyé à la figure.

M. ESSOMBA votre tribalisme est répugnant comme tous les tribalismes d'ailleurs mais le vôtre ressemble à celui de l'Australopithèque qui se gave de sa délicieuse ignorance.

La civilisation vous a raté mais l'Art. 241 du Code Pénal camerounais ne vous ratera pas car je m'y emploierai. Je veux être bref sur ma réaction à votre post nauséabond de ce jour, j'essaie de m'adapter au rythme de vos neurones d'Economiste de Nkomkana et je retiens trois points qui semblent dignes d'examen.

1• Vous me traitez de "Don Quichotte" du Mrc, je vous rassure je m'exprime sur les questions de racisme comme un citoyen lambda avant de le faire comme homme politique. Par ailleurs sachez que le Mrc combat férocement toutes formes de discrimination, du tribalisme notamment et s'inscrit dans la modernisation du pays à tous égards. Je vous mets au défi de me citer un seul propos discriminatoire ou tribaliste soit du Président. KAMTO soit d'un officiel du Mrc.

2• Vous m'attribuez des affirmations jamais faites dans mes Post. Tour à tour vous descendez dans le caniveau en insinuant que j'ai évoqué le présupposé de la puissance démographique des Bamileke, vous repartez dans l'égout en insinuant leur puissance économique pour enfin vomir dans les drains en insinuant la rotation politique (le fameux "c'est le tour des bamileke"). Je tiens à rappeler qu'à aucun moment je n'ai proféré ces horreurs.

3• Vous dites je vous cite, "je soutiens Osih" dommage pour lui car c'est un homme qui a certaines qualités et je ne suis pas persuadé qu'il aurait fait appel à une vermine torpilleuse de campagne comme vous.

Vous venez de l'obliger à éviter la diarrhée contagieuse que vos sorties nauséeuses impliquent. Vous le mettez dans des draps encore plus noirs car la tribu que vous stigmatiser benoîtement constitue à 90% son entourage de campagne.

Comment vas-tu cohabiter avec cette dernière salle rat d'égouts ? La tête dans le sac peut-être ? Alors ressaisit-toi pygmée et reviens dans le Monde des hommes...civilisés. En te souhaitant bonne nuit je te laisse ton menu préféré sur les bamileke sorti tout droit de ton ventre de pseudo-economiste de Nkomkana

Celestin Djamen