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Les choses ont pris une tournure plus grave au lever du jour, quand apprenant l'assassinat de l'un de ses parents par les militaires, un garçon âgé de 14 ans, s'est saisi d'un fusil de chasse et est allé à la rencontre des militaires dont il a abattu l'un à bout portant en lui tirant sur la tête, puis a réussi à s'enfuir.

Cet affront aura insupporté les militaires qui se sont alors rués avec plus de vigueur sur la population, abattant cinq personnes et blessant grièvement plus d'une vingtaine d'autres. Des troupes d'élite en action, incendie du village Lepenja (témoignage d'une dame)

Par la suite, ce sont les parachutistes de la base des troupes aéroportées de Koutaba qui sont entrés en action en apprenant que l'un de leurs avait été abattu par un enfant.

« Ils ont arrêté des passants, et ont même interpellé des personnes qui étaient dans leur domicile, les ont regroupés au carrefour et se sont mis à les fouetter avec leurs ceinturons, en exigeant de ces gens qu'ils leur disent où se trouvait le garçon à l'origine de la mort d'un militaire. Personne ne leur ayant donné de réponse satisfaisante, ils ont abattu une des personnes qu'ils avaient prises en otage et ont menacé de faire de même pour toutes les autres. Quand ils ont pointé l'arme sur l'une d'elles, madame Onye, celle-ci leur a dit que l'enfant avait pris la direction du village Lepenja. Un homme âgé a alors qualifié la dame de "traitor" (traitresse, ndlr), et le militaire qui tenait l'arme l'a aussi abattu », nous confie encore sous le choc, une dame, témoin de la scène.

Après avoir abattu le vieil homme, les "paras" de Koutaba ont pris la direction du village Lepenja qu'ils ont remué de fond en comble, tabassant au passage ses habitants, sans pour autant trouver le jeune garçon. Irrité par cet insuccès, ils ont mis le feu à la plupart des maisons, particulièrement celles qui ont été désertées depuis quelques jours par leurs habitants.

Au moment où nous mettons en ligne (17 Heures T.U.), des informations recueillies à diverses sources font état de la désertion massive du village Ngolo-Metoko par ses populations qui n'oublieront pas de sitôt ce jeudi sanglant.

 

cameroonvoice.com/237actu.com

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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