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Cameroun-économie transfrontalière : des produits du terroir aptes à la compétitivité sous régionale

made in cameroon

Ce sont donc 210 produits camerounais candidats à la libre circulation dans la zone Cemac

C’est dans cette perspective que le Comité régional de l’origine, instance de la Cemac chargée de déterminer les pays d’origine des produits pouvant bénéficier de la libre circulation dans cet espace communautaire à six pays (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA et Guinée équatoriale) est réuni depuis le 20 février 2020 à Douala, la capitale économique camerounaise.

Pendant cinq jours, les experts de ce comité ont la charge d’examiner et de déterminer l’origine de 304 produits présentés par 25 entreprises. Ces produits, si leurs origines sont conformes, seront ensuite exonérés de différentes taxes au cours de leur commercialisation dans l’espace Cemac. Selon la règle d’origine en vigueur dans la zone Cemac, pour bénéficier des avantages qu’offre la libre circulation doivent remplir certaines conditions. Il s’agit de l’utilisation de la matière première locale à 100 % ; de l’incorporation, en valeur, d’au moins 40 % des matières premières locales et de l’incorporation d’une valeur ajoutée locale supérieure ou égale à 30 % dans la fabrication du produit.

Véritable locomotive économique de cet espace communautaire, avec à lui tout seul environ 40% du tissu industriel de la communauté, le Cameroun aligne dans le cadre de cet examen, pas moins de 210 produits issus de 15 entreprises exerçant dans des secteurs aussi variés que le BTP, le cosmétique ou encore l’agro-industrie, a-t-on appris officiellement. « Nous souffrons aujourd’hui d’un déficit en viande carnée, alors qu’au Cameroun, au Tchad et en République centrafricaine, il y a suffisamment de bétail », a révélé Daniel Ona Ondo, à l’ouverture des travaux de Douala.

Le président de la Commission de la Cemac, qui a ensuite invité les pays de la Cemac à adopter la « préférence communautaire » dans leurs habitudes de consommation, soulignait ainsi la nécessité de structurer et de booster les échanges intracommunautaires, qui sont pour l’instant marginaux.