Cameroun-Manifestation du 22 septembre pour chasser Biya « Demain je ne sortirai pas pour marcher… » Célestin Djamen

Célestin Djamen

Célestin Djamen tient un discours totalement opposé à celui de son président national, Maurice Kamto, leader du MRC, qui a appelé les camerounais à descendre dans les rues dès demain pour réclamer le départ de Paul Biya.

C’est un Célestin Djamen qui se positionne une nouvelle fois comme un véritable frondeur. Il rame pratiquement à contre courant des instructions du directoire du MRC, parti dans lequel il occupe pourtant les fonctions de Secrétaire National en charge des Droits de l’Homme et la gouvernance.

Sur radio Balafon ce matin, le transfuge du SDF a fait des déclarations sur la manifestation dont le compte à rebours est désormais lancé.

De l’avis de Célestin Djamen, ces manifestations annoncées à renfort de publicité ne représentent pas grande chose, et ne pourront pas faire plier le régime de Yaoundé. Voila la raison pour laquelle Djamen va vaquer à d’autres occupation plutôt que de descendre dans les rues « Demain je ne sortirai pas pour manifester… », Annonce-t-il.

Face à Cyrille Bochico et s’adressant aux auditeurs de radio Balafon, Djamen explique que Maurice Kamto n’a fixé aucune date pour marcher, mais plutôt Bibou Nissack, son conseiller spécial et porte-parole. « Ça peut prêter à confusion », dit-il.

Demain 22 septembre, prédit Célestin Djamen, il ne se passera pas grand chose en dehors des forces de l'ordre qui seront sur le terrain. « Il y a une grosse partie de la population qui vit dans la peur, on ne peut pas penser une révolution avec ce sentiment là», poursuit-il.

Le MRC a par ailleurs fait appel aux services d’un cabinet d’avocats international pour défendre les droits des manifestants qui seront éventuellement bafoués. Une autre idée que fustige Célestin Djamen.« Le combat que nous menons est d'abord politique, on n'a pas besoin d'un cabinet juridique.

Djamen a encore en souvenir la balle reçue dans la cuisse au lendemain de la présidentielle 2018, alors qu’il prenait part à une manifestation de contestation des résultats donnant le candidat du RDPC vainqueur. Mais surtout les près de 9 mois passés dans une cellule infeste de la prison principale de Kondengui.