Cameroun : Maurice Kamto décidé à nuire le régime de Paul Biya « Ils ne dormiront plus jamais tranquille »

Maurice Kamto

C’est n’est qu’un nouveau départ dans la série de marches de protestation initiée par la coalition autour du MRC, a annoncé Maurice Kamto, qui continue à revendiquer sa victoire au dernier scrutin présidentiel

La « marche blanche » du samedi 26 janvier s’est rapidement transformée en émeute dans la ville de Douala. La police a dû faire usage des tirs de gaz lacrymogènes et de balles pour disperser les manifestants, au moins six personnes ont été blessées

Maurice Kamto, s’est aussitôt rendu à Douala où il s’est adressé devant une foule de manifestants en liesse. L’homme politique, tireur de penalty, a profité de l’occasion pour inviter ceux qui hésitent encore à se lever pour rejoindre la résistance, une résistance qui selon franchie un nouveau pallier.

La nouvelle figure emblématique de l’opposition camerounaise s’est personnellement engagée  à donner du fils à retordre au régime en place « Ces gens là , ils ne dormiront plus tranquille, parce que nous allons les exposer », a lancé Maurice Kamto

Le président national du MRC, s’est par la suite rendu, en compagnie de ses proches Penda Ekoka et Albert Dzongang au chevet des personnes touchées par « balles » au cours de la manifestation, notamment Me Michelle Ndoki et Célestin Djamen, tous deux militants actifs du MRC

Paul Atanga Nji de l’Administration Territoriale et René Emmanuel Sadi de la Communication ont aminé conjointement tard dans la soirée de ce samedi 26 janvier une conférence de presse, les deux membres du gouvernement ont clairement estimés que le parti de Maurice Kamto a organisé « des actes de provocation »

Paul Atanga Nji est allé plus loin en envisageant même la dissolution du Mrc, un parti politique pourtant représenté à l’Assemblée nationale

« Si le responsable d'un parti politique décide de défier systématiquement l'autorité de l'Etat en organisant des manifestations illégales parfois dangereuses et susceptibles de perturber l’ordre public, le ministre de l’Administration territoriale est en droit de prendre certaines mesures conservatoires», a-t-il déclaré