L’administrateur civil sera inhumé le samedi 26 septembre 2020 dans son village natal à Oboua par Soa.

Le défunt Préfet du département du Mfoundi , région du Centre, Jean-Claude Tsila, décédé le 12 août 2020 des suites de maladie, va être mis en terre le samedi 26 septembre 2020 dans son village natal à Oboua, dans l’arrondissement de Soa, région du Centre.

L’administrateur civil va être élevé à la dignité de «Grand cordon du mérite camerounais», d’après une lettre du Directeur du cabinet civil de la Présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, adressée le 22 septembre 2020 au Gouverneur du Centre, Naseri Paul Bea.

La patron de la région va d’ailleurs représenter le Chef de l’Etat, Paul Biya, à ces obsèques, et sera assisté d’un émissaire du cabinet civil, Jean Antoine Ebana Avang.

Les obsèques officielles de Jean-Claude Tsila débutent ce jeudi 24 septembre 2020, avec la levée de corps prévue dans la matinée à l’hôpital général de Yaoundé, suivie d’une messe à la Cathédrale Notre Dame des Victoires dans la mi-journée, tandis que la veillée aura lieu dans la soirée à sa résidence de fonctions au quartier Bastos. Le cortège funèbre va s’ébranler dans son village vendredi, et son inhumation aura lieu samedi, dans la stricte intimité familiale.

Jean Claude Tsila était à la tête du Mfoundi depuis 2010. Administrateur civil principal, il entame sa carrière dans la préfectorale après sa sortie de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature en 1980. L’ancien préfet du Nyong- et- Mfoumou (2008-2010), titulaire d’une licence en droit, était également très actif dans le domaine du développement. Né le 5 septembre 1956 à Yaoundé, il était président de l’Association pour le développement de l’arrondissement de Soa dans la Mefou-et-Afamba et chef traditionnel d’Oboa. Il était commandeur de l’Ordre national de la valeur. Ferme, rigoureux mais pondéré et affable, le défunt préfet du Mfoundi était en première ligne dans la riposte contre le Coronavirus à Yaoundé. L’on se souvient notamment qu’il a engagé un vaste contrôle du port du masque dans les lieux de grand brassage, par les citoyens de la capitale politique. Il a également engagé un combat contre le désordre urbain et la circulation anarchique des transporteurs par motos dans le périmètre urbain. Jean Claude Tsila a également eu un droit de regard vigilant sur l’encadrement de la police municipale de la Communauté urbaine de Yaoundé. Il s’y est notamment distingué en prenant la décision de suspendre les activités de cette organisation pour un mois, conformément à la réglementation en vigueur. Pour la presse, il était un « bon client », toujours accessible et prompt à apporter des éclairages aux activités qui relevaient de son ressort de commandement. Il était marié et père de huit enfants .

Redigé par: Liliane EYenga

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