Cameroun - Présidentielle 2018: Le MRC crie à la falsification des procès-verbaux dans le Koung-Khi

Les responsables locaux du parti du Pr. Kamto les résultats rendus publics par le Conseil Constitutionnel n’a rien à voir avec le rapport de la commission départementale de recensement des votes.

Outre les responsables du directoire national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), ceux de la fédération départementale du Koung-khi, ont aussi eu un gout d’inachevé après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre dernier. Après la compilation des résultats des différents bureaux de vote au niveau de la commission départementale de recensement des votes, renseignent ces derniers, le candidat de leur formation politique arrivait en tête avec plus de 44% des suffrages exprimés, devant le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), deuxième avec à peine 40% des suffrages.

Sauf que, ces chiffres brandis preuves à l’appui, contrastent avec ceux divulgués par le Conseil Constitutionnel lundi 22 octobre dernier. Les résultats publiés par la plus haute juridiction du pays mettent en effet le parti au pouvoir en tête dans ce département de la région de l’Ouest, avec 49, 16% des voix. Le Mrc quant à lui arrive au 2ème rang avec 39,88% des suffrages exprimés.

Au cours d’une réunion d’évaluation tenue mercredi dernier en leur siège à Bandjoun, ces responsables de base du parti de Maurice Kamto se sont certes montrés abattus par ce qu’ils considèrent comme "un hold-up" du Rdpc, mais se sont dits satisfaits de s'être néanmoins incrustés dans la mémoire des populations du Koung-Khi. « Malgré cette tricherie, les populations savent que c’est nous qui avons gagné ; et c’est le plus important », s’est consolé Samuel Fokam. Le président de la fédération du MRC pour le Koung-Khi a invité ses camarades à passer illico presto l’éponge sur cette frustration et de se projeter sur les échéances à venir à travers la capitalisation des acquis de cette présidentielle et l’accentuation des opérations d’enrôlement des nouveaux militants. « Nous ne devons pas baisser les bras. Il y a les élections municipales, les législatives et (peut-être) les régionales qui arrivent. Puisque c’est seul le Président de la République maitrise le calendrier politique du pays, nous devons nous préparer à être prêts pour aller à ces élections à tout moment », a-t-il conseillé. « Après notre démonstration, tous les partis y compris ceux de l’opposition vont bien se préparer pour nous affronter. Nous devons nous déployer en tenant compte de cela ; mais en évitant de poser des actions qui peuvent nous être préjudiciables. Parce l’une des techniques de nos adversaires sera de faire disqualifier nos listes. Nous ne devons pas permettre que cela arrive », a-t-il ajouté.

A ces élections locales, le Mrc se fixe pour ambition non seulement de prendre le contrôle des trois communes du Koung-Khi, mais aussi de remporter les deux sièges de députés, actuellement entre les mains du Rdpc.