Cameroun-Présidentielle 2018 : un comité de veille citoyenne contre les violences post-électorales créé

Ce comité de veille citoyenne contre les violences post-électorales dans le cadre de la présidentielle du 7 octobre a vu le jour à Yaoundé

Des centaines de jeunes camerounais réunis à Yaoundé ce jeudi, se sont dits opposés aux violences post-électorales, attribuées aux perdants de l’élection présidentielle du 7 octobre prochain.

Nga Stéphane Geordane II, initiateur du comité de veille citoyenne, dit avoir reçu des informations alarmantes planifiant la déstabilisation du Cameroun. « Nous avons vu des documents que des hommes politiques camerounais envoient aux Nations Unies pour détruire notre pays et ceux que retournent l’ONU au Cameroun », affirme Nga Stéphane Geordane II.

L’initiateur du comité de veille citoyenne dit être venu au Cameroun pour « barrer la voie » aux violences post-électorales. « Des SMS ont été envoyés aux ambassadeurs pour leur demander de s’impliquer dans le plan macabre », poursuit Nga Stéphane Geordane II.

Pour barrer la voie à cette insurrection planifiée, le comité de veille citoyenne entend mobiliser des milliers de jeunes dans plusieurs métropoles du pays.

Autre révélation, de nombreux camerounais de la diaspora auraient également été mis à contribution dans la préparation minutieuse des émeutes annoncées. « Ils se réunissent dans les pays occidentaux. L’objectif est de faire intervenir la communauté internationale pour déstabiliser le Cameroun », souligne l’initiateur du comité de veille citoyenne.

Depuis plusieurs semaines, l’on observe une montée de la violence verbale dans le langage de certains militants des partis politiques dans le cadre de la campagne électorale. Quelques medias ont évoqué un plan révolutionnaire planifié par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

Selon ces medias locaux qui citent les services de renseignement, le scénario à la Jean Ping, mis sur pied par le parti de Maurice Kamto dans le but de contester les résultats, vise à terme de rendre le Cameroun ingouvernable.

Toujours selon ces journaux, une convention a été signée à cet effet, entre le candidat Maurice Kamto et le rappeur Valsero. Lors d’un meeting à Yaoundé, Paul Eric Kingue, directeur de campagne a pour sa part fait savoir que les militants du Mrc, allaient contester les résultats si ceux-ci ne donnaient pas gagnant son candidat. D’autres camerounais ne partagent pas ces informations sur l’insurrection programmée qu’annoncent certains. Ceux-ci, estiment qu’une partie de la société civile fait de la surenchère politique et véhicule un discours proche du pouvoir dans le but de diaboliser l’opposition.