Commune de Dschang : Le budget 2020 de l’AMEE a été voté à hauteur de 56 622 500 fcfa

© Photo: Roch Kenfack, photo de famille de l'AMEE

Au cours d’une session couplée, le conseil d’administration de l’Agence municipale de l’eau et de l’énergie (AMEE), et le Comité de pilotage du "Programme Energie" ont procédé, respectivement, au vote du budget de l’exercice 2020 et à l’évaluation du niveau d’avancement du projet de construction de la microcentrale hydro-électrique de Lingang-Foto.

Cinquante-six millions six cent vingt-deux mille cinq cents (56 622 500) de Fcfa ! Tel est le montant du budget de l’Agence municipale de l’eau et de l’énergie, AMEE, que le huitième (8) conseil d’administration de cet établissement public communal (EPC) de Dschang a voté, le jeudi 21 novembre 2019, après examen.

Pour la circonstance, Momo Kenfac, conseiller municipal, a représenté SM Beaudelaire Donfack, maire, statutairement président du conseil d’administration (PCA) des EPC, qui a été contraint de ne faire qu’une brève apparition, pour des raisons à la fois administratives et politiques.

Et dans son mot de clôture des travaux, le président a exprimé son « témoignage de satisfaction et de félicitations, à l’endroit de l’équipe qui œuvre autour du directeur, au regard de la qualité des contenus délivrés, tout au long des travaux du conseil… »

Pour sa part, Innocent Demanou, chef service de développement local à la préfecture de Dschang, représentant Godlive Nboke Ntua, préfet, empêché, a pris la parole en sa qualité de tutelle, pour saluer « les différentes contributions des participants, qui vont sans doute aider au fonctionnement quotidien de l’AMEE, pour le bien-être de nos populations… »

Tout au long de l’année en cours d’achèvement, l’essentiel du travail quotidien de l’équipe de l’AMEE a consisté en l’accomplissement d’activités aussi variées que : l’entretien, la maintenance et la réhabilitation des ouvrages d’eau potable ; la participation à la réalisation des diagnostics et des études de faisabilité, ainsi qu’à la recherche de financements ;

l’entretien et l’extension de l’ensemble du réseau adossé à la microcentrale de Tchouadeng ; le suivi et l’entretien des installations électriques communales, reliées au réseau ENEO ; la recherche de financements pour la réalisation des projets déjà maturés ; l’animation et l’accompagnement des comités locaux de gestion ; l’animation et la sensibilisation des populations ; la représentation et le partage d’expérience avec des communes partenaires.

Pour l’essentiel, les difficultés rencontrées durant cette période ont porté sur des faiblesses relatives : aux moyens financiers propres, à la stratégie et à l’organisation de la structure, à l’environnement interne et externe. Et au nombre des perspectives d’avenir, il a été envisagé de mener une réflexion sur la pratique d’une gestion intercommunale, dans le domaine de l’eau et de l’énergie.

Les lots de géni civil et de construction du réseau électrique, de la microcentrale de Ligang, sont en cours d’attribution.

La rencontre de ce jour a également permis de réunir les membres du deuxième (2e) Comite de pilotage du "Programme Energie", à travers lequel la ville de Dschang veux tirer profit de l’important potentiel hydraulique de son territoire, en mettant en œuvre une politique de production et de vente d’énergie électrique, produite par microcentrales hydro-électriques, en vue d’améliorer durablement la qualité de vie de ses habitants, ainsi que le développement social, culturel et économique de la commune.

Dans cette perspective, et en relation avec ses partenaires de Nantes Métropole et d’Electriciens Sans Frontières (ESF), Dschang a élaboré une stratégie pour la construction de deux (2) microcentrales hydro-électriques [trente et un (31) kw à Ligang-Foto et quinze (15) Kw à Lefock], ainsi que les études de faisabilité de trois (3) autres [à Fotetsa, à Toulah-Ndizong et à la falaise de Foréké-Dschang], dans un projet qui intègre l’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage de la commune : sur le plan technique par ESF, et dans le domaine de la gestion pérenne du service par Nantes Métropole.

Cet ambitieux projet est financé par l’Agence française de développement (AFD), à travers le guichet FICOL, qui est un dispositif mis au service des collectivités territoriales françaises (CTD), dans le but d’accompagner et de faciliter le financement des projets, que ces CTD mettent en œuvre, dans le cadre de leurs partenariats internationaux décentralisés.

Cependant, l’enveloppe du projet initial, qui s’est chiffrée à moins d’un demi milliard (407 265 792) de Fcfa, n’a pas permis de réaliser la totalité des travaux prévus, dans le respect des exigences de qualité désirées, d’après les résultats des études menées. Et face à cette contrainte imprévue, la priorité a été donnée à la réalisation de l’ensemble des travaux, de la microcentrale de Lingang-Foto.

Au nombre des difficultés rencontrées par ce projet, qui aurait dû être achevé il y a quelques années déjà, il convient de signaler que : la contractualisation du Programme a été chicanée, par des contraintes d’ordre technique ; l’absence de données récentes et précises a imposé, de recourir à des études hydrographiques ; le retour des cotations demandées, à des fabricants étrangers de turbines, a connu du retard, après le temps mis pour constater les limites des équipements fabriqués localement ; la longue et infructueuse recherche de prestataires locaux.

En guise de perspectives nouvelles, il est désormais question : de former l’équipe locale du projet, à un montage en blanc du groupe turbo-alternateur, déjà arrivé à Dschang ; de mettre en œuvre les recommandations de la mission conjointe Nantes Métropole/AFD ; de réaliser un business plan énergie ; d’élaborer et d’attribuer les lots de géni civil et de construction du réseau électrique.