Manifestants détenus à la PJ Bonanjo

Près de 600 personnes placées en détention dans plusieurs villes, dont Douala, la capitale économique. Leur crime : avoir pris part à la marche pacifique initiée par Maurice Kamto, leader du MRC.

Dans les locaux de la direction de la police judicaire à Douala, l’on peut, à travers des images qui circulent sur les réseaux sociaux, voir des manifestants entassés comme des sardines dans une salle. Parmi les personnes arrêtées, certaines sont inculpées d’appel à l’insurrection. D’autres d'infractions diverses incluant le défaut de papiers d'identité, ou la désobéissance à un ordre du gouverneur, apprend 237actu.com.

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L'arrestation massive de manifestants, pour la plupart pacifiques, constitue une violation des droits humains, note un avocat défenseur des Droits humain interrogé par notre rédaction. « Les autorités camerounaises doivent libérer toute personne détenue uniquement pour avoir exercé son droit de manifester pacifiquement. », ajoute-t-il.

 Maurice Kamto, dans un communiqué publié hier 24 septembre, a condamné «la répression sauvage et barbare dont fait preuve le gouvernement dans le cadre de ces marches tourne désormais à l’épuration politique, caractérisée par l’enlèvement illégal de nombreux militants du MRC et des partis politiques et organisations alliés ».

Les avocats du MRC parlent de près de 600 personnes interpellées dans le cadre de la marche du 22 septembre, dont Alain Fogué le trésorier national du MRC et Olivier Boubou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto.

 

Redigé par: Eric Adjouda.

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