Cameroun : « Le MRC m’a approché afin que je rejoigne leurs rangs. Mais j’ai rejeté leur offre…La bas, c’est la pensée unique », Mboua Massock

Le combattant Mboua Massock explique qu’il avait décliné l’offre parce que c’est la pensée unique qui prône dans le MRC.

Entre Mboua Massock et Maurice Kamto, ce n’est pas le parfait amour. A en étendre le premier parler, on se rend très vite à l’évidence qu’il ne partage pas les idéologies du second.

Le très influent membre de la société civile camerounaise, le combattant Mboua Massock, était l’invité de Cyrille Bochico dans la matinale de radio Balafon, le vendredi 25 septembre 2020.

Le combattant Mboua Massock s’est exprimé pendant une trentaine de minutes sur le climat sociopolitique qui prévaut actuellement au Cameroun, marqué par les marches lancée par Maurice Kamto.

L’Upeciste fondamentaliste s’est montré clair. Tout en questionnant le parcours politique de Maurice Kamto, il a surtout soutenu que le MRC est un parti dans lequel domine essentiellement la pensée unique. « Le Mrc, c’est une excroissance de la pensée unique. En général, lorsque je vois un nouvel arrivé dans l’opposition, je lui pose trois questions: D’où viens-tu? Demandez-lui d’où il est parti pour se retrouver dans l’opposition. Que veux-tu? Demandez-lui quelles sont ses intentions. Et pourquoi maintenant? Est-il un opportuniste? », a dit le combattant des libertés.

Dans ses envolées, l’instigateur de l'opération de désobéissance civique et civile baptisée « villes mortes » au début des années 90, a affirmé avoir décliné l’offre du MRC, qui cherchait à l’enrôler dans ses effectifs. « le secrétaire de ce parti m’avait approché lors de la dernière présidentielle, afin que je rejoigne leurs rangs. Mais j’ai rejeté leur offre. Nous sommes dans la lutte depuis bientôt 30 ans. Et nous avons acquis une certaine expérience en la matière », a-t-il déclaré.

Rappelons que la dent de Mboua Massock est quelque peu dure envers le leader du MRC. Le résistant camerounais avait déjà soutenu que Maurice Kamto doit s’armer d’une bonne dose de courage pour espérer conduire une révolution au Cameroun. « Quelqu'un qui a pissé sur lui, juste parce que la police l'a arrêté, ne peut pas conduire une révolution qui mène au changement », avait balancé sur ABK radio le Coordonnateur du Courant des refondateurs de l'UPC.