Cameroun-Kumba : Le massacre des élèves sème l’émoi et la consternation dans tout le pays

Akere Muna

Les messages de tristesse et d’hommage se multiplient après le massacre des élèves de l'Académie internationale bilingue Mère Francisca à Fiango de Kumba, région du Sud-ouest.

Les séparatistes sont soupçonnés d’avoir tué ce samedi 24 octobre au moins  huit élèves de l’Académie internationale bilingue Mère Francisca de Fiango sise à Kumba, région du Sud-ouest. 

Selon les sources, les hommes armés, qui seraient des combattants séparatistes, sont entrés dans la salle de classe pendant que les élèves étudiaient et ont ouvert le feu sur eux.

Dans l'une des salles de classe, on voit du sang coaguler sur les bureaux et sur le sol. L'une des vidéos qui tournent en boucle sur la toile montre le cerveau humain dans une mare de sang sur le sol d'une salle de classe. Des chaussures, des livres, des cartables et d'autres paraphilies scolaires sont également dispersés.

Le pays tout entier est plongé dans l’émoi et la consternation, après le décès de ces jeunes innocents.

"Inimaginable et inacceptable! Ce qui s’est passé à Kumba devrait nous réveiller tous. Quel instinct barbare peut pousser quiconque à aller dans une école et tirer au hasard sur des enfants, en tuant certains? Est-ce ce que nous sommes devenus? Engourdis par la sauvagerie et le chaos, nous perdons lentement notre humanité. Aux mamans et à toutes ces familles en pleurs, nous offrons nos condoléances et nos prières. La souffrance et le deuil doivent cesser d’être le quotidien de certains citoyens", a tweeté Akere Muna.

'faut être particulièrement inhumain, narcissique et insensé pour penser que tuer froidement des élèves peut rallier la communauté internationale à une cause. Il faut être désespérément fou pour penser que l'Etat peut flechir, que les institutions d'un pays peuvent s'arrêter de fonctionner parce que des terroristes sèment l'horreur. L'Etat doit prendre ses responsabilités avec une fermeté à la mesure de l'horreur. Que ceux qui légitimement portent les revendications anglophones prennent leurs distances physiques et morales avec l'animalité ! Non! Non! Et non!", réagit Cabral Libii.

"Des enfants à Kumba! Encore un drame insupportable. Refusons la banalisation de la violence. Aucune excuse et aucun pardon pour les coupables. Ils doivent être châtiés ", ecrit Serges Espoir Matomba